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Un singulier bien-être

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Un singulier bien-être

Message  V.V.W le Dim 18 Juin - 0:54

Oh… Que m’arrive-t-il ? Plus aucun bruit

La vision se fige devant un négatif orange et noir
Véronique ne bouge plus, seul son beau sourire …
Mes jambes semblent absentes
Instinctivement, j’essaie de m’asseoir par terre.
J’entends des bruits de pas au loin
Puis plus rien, seul le bruissement des feuilles dans le vent.

Quelques instants plus tard, je suis assise dans une pièce
Le mobilier est sommaire juste une table rectangulaire
Et quatre chaises trois pour eux et une pour moi
Suis- je à l’infirmerie ?...
Je ne me sens pas en grande forme, et les gens devant moi sont juste des formes évanescentes et nacrées, le contour est flou…
Je les entends parler mais ne distingue pas le son de leur voix, cependant leurs mots sont dans ma tête… Suis-je folle ou juste groggy ?

Après un instant de panique, la sérénité m’étreint et une grande douceur se répand dans mon corps… Je suis juste bien et en harmonie avec le lieu et moi-même.

Je capte enfin une phrase complète… « Tout va bien se passer »
Cette simple phrase semble me réveiller… Comment tout peut-il bien se passer, Mon Magnifique va mourir ? Ils me répètent « Tout va bien se passer… »

Et je me réveille au sol, des pompiers autour de moi…. « Putain, le deuxième tensiomètre ne fonctionne pas !!! Ni le défibrillateur !!! » … Je cligne des yeux, l’un d’entre eux me regarde intensément en me demandant de répondre à la fameuse question : « Vous allez bien ? Si vous ne pouvez pas parler, serrez ma main » je sens effectivement sa main dans la mienne mais je ne peux ni parler ni serrer alors je me souviens de la sérénité passée et je désire la retrouver… « Elle part à nouveau !!!!»

Oh oh oh oui… Je suis partie pour retrouver ce lieu étrange dans lequel je me sentais si bien….
A nouveau à table, les formes me redisent « Tout va bien se passer, il est temps… » Et me revoilà dans le brouhaha et l’affolement environnant… Je serre alors la main qui ne m’a pas lâchée, j’ouvre les yeux, leur souris : « Je vais bien »
Le tensiomètre marche correctement maintenant, dans un fauteuil roulant, ils me conduisent à l’infirmerie …
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V.V.W

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Un singulier parfum

Message  V.V.W le Dim 18 Juin - 14:38

Leur représentation floue reste gravée dans ma mémoire ; je les vois toujours sous des formes évanescentes légèrement nacrées. Pourtant lorsque je me replonge dans cet évènement de ma vie, un détail remonte systématiquement vers ma conscience… une odeur. Pas n’importe quelle odeur, celle d’une rose dont la flagrance s’assimilerait au parfum délicat des roses anciennes ; avec cependant un petit quelque chose de différent…. Des nuits entières, j’essaie désespérément de retrouver les mystérieux effluves. Lors d’une déambulation nocturne dans mon jardin, en ce mois de juin, j’interromps ma promenade et je ferme les yeux… fleurs de grenadier…. La grenade est un des composants … et l’autre m’apparaît soudain si clairement … un miel d’oranger….

Heureuse de ces découvertes, je suis la première au travail le lendemain matin et je dérobe des essences naturelles de rose, de grenade et de l’éthanol absolu ; quant au miel d’oranger j’en suis friande et un pot trône toujours en bonne place à la maison… Je termine très tôt et aménage la cuisine en petit laboratoire… Je suis fébrile de préparer l’odeur qui ne me quitte plus. Je relis le petit bout de bout de papier sur lequel j’ai noté tous mes ressentis olfactifs...
Le plus contraignant est de distiller le miel mais fort heureusement mon métier permet de pallier ce procédé de manière simple et rapide… Maintenant je possède les trois essences tant désirées. Trouver le pourcentage de chaque ingrédient demande de la rigueur dans le tâtonnement puisque je ne dispose que de 3 ml de chacune d’elles… Plusieurs heures sont nécessaires à déterminer le dosage final… Eurêka, j’y suis arrivée… La touche finale, la dilution de ce cocktail extrêmement puissant par de l’alcool que j’ajoute goutte à goutte. Plusieurs heures plus tard, dans un flacon de verre ambré, j’admire ce liquide et pour mon grand plaisir, j’entrouvre le bouchon afin d’humer cette quintessence… Parfait !!! Ce parfum ne touchera pas ma peau, ce serait sacrilège ; il est bien trop précieux. Cependant, il restera près de moi ; dans mon sac durant la journée et sur ma table de chevet le soir et je ne le respirerai qu’avant de m’endormir.

Bientôt ma chambre embaume subtilement et mes rêves deviennent merveilleux… puisque je vole toujours plus près des étoiles et très loin de notre monde, parfois même je ne vois plus cette balise bleue ; ni le froid, ni le manque d‘oxygène ne semblent perturber mon bien-être, celui-là même que je ressentais assise à leur table. Le matin, à mon réveil, j’ai pris l’habitude de noter les détails de mes rêves que je mêle à mes tableaux… Dix années aujourd’hui que je peins et sept que je mets mes œuvres en ligne sur un site spécifique où chacun peut commenter et questionner. Depuis peu, je subis une cabale de certains membres du site mais je n’en ai cure… Je regarde mes œuvres de manière chronologique pour en apprécier l’évolution… La naissance d’un univers est celle que je trouve exceptionnelle de couleurs et de puissance. Au moins, je rêve en couleurs ; je souris à cette idée puisque mes créations émanent directement d’une embrassade avec Morphée. Pour être au plus près de mes images de la nuit, mon atelier est installé dans ma chambre dont la fenêtre est toujours ouverte pour conserver une vision perpétuelle des cieux… je jette un coup d’œil aux commentaires sous ce tableau et outre les questions techniques et les ressentis, il est un commentaire totalement incroyable que je relis plusieurs fois afin de comprendre sa lecture :
« Une peinture d’une artiste médiocre qui se décrit libre …. Mais sa liberté n’a point de limite puisqu’elle plagie sans vergogne les photos prises par Hubble… Une honte !!! Je joins à ma demande de retrait de cet imposteur, la fameuse photo ».

Effectivement, elle représente ma toile à quelques nuances de couleurs près. Je sais pertinemment que je n’ai rien copié et je me sens à la fois légère par ma bonne foi et franchement hésitante sur la réponse à apporter… que je ne peux poster puisque le site me refuse dorénavant le droit d’entrée… Je suis atterrée… Un accusateur, une sentence mais aucune plaidoirie et maintenant ni aucun recours puisque j’ai signé cette charte stipulant qu’un membre viré s’engager à se plier à la décision de son renvoi sans tenter la moindre poursuite. Un choc puis finalement peut-être un signe… un moment de changement ? Je décide donc de m’abstenir d’internet et de continuer à louer mes toiles pour quelques manifestations… plus de publicité, plus de passages et assez d’argent pour acheter toiles, peintures, vernis, pinceaux…. Donc un mal pour un bien…

J’oubliais rapidement cette « plaisanterie de mauvais goût » jusqu’au jour où des policiers viennent me chercher sur mon lieu de travail. Abasourdie et sous les regards incrédules de mes collègues, me voilà escortée au commissariat central de Toulouse pour un interrogatoire initial… Quel crime puis-je avoir bien commis ???? Ma curiosité l’emporte sur une certaine anxiété et enfin j’ouvre ma bouche en questionnant sur la raison de ma présence dans ce lieu. Quelle n’est pas ma stupéfaction d’entendre :
« A la suite d’une plainte de la NASA, Washington DC, USA…. »

Je n’écoute pas la suite, mes neurones sont focalisés sur ces quelques premiers mots. Sans réaction, je ne peux que m’assoir sur la chaise glissée fort heureusement derrière moi. Cependant ma curiosité légendaire reprend le pas sur la surprise et j’entends enfin les mots du commissaire me demandant à la fois si j’acceptais de répondre à certaines questions devant des Américains et si je voulais être assistée…. Je souris en répondant oui pour les premiers et non pour l’assistance… Finalement, je redeviens à l’aise lorsque je comprends que mon soi-disant plagiat est la cause de tout ce branle-bas de combat…. L’entretien n’étant qu’initial j’ai bien l’intention qu’il soit aussi final… Alors je coupe court au monologue abrutissant du commissaire et enfin je m’exprime…

« Ce tableau qui vous pose un problème est bien plus vieux que la photo prise par Hubble, c’est une huile avec un certain vernis … je vous propose d’analyser leurs constituants et en fonction du % de certains composants des experts pourront déterminer à quelques mois près son âge. Si cela ne vous suffit pas, il existe une vidéo sur internet, l’interview d’un éminent astronome, invité au congrès annuel de l’association « Quand l’imaginaire rencontre les étoiles » et vous verrez ma toile en arrière-plan… si cela reste insuffisant alors il reste sur mon ordinateur les photos de la progression de cette peinture… Ne soyez pas perplexes, ces photos me permettent d’expliquer la technique employée ; j’ai fait de même pour une aquarelle et une sanguine/cendre….Je résume j’ai peint cette toile il y a maintenant 26 mois, six mois après je la prêtais pour ce congrès et six mois plus tard, elle fut exposée dans la salle de la culture de mon village… vous pourrez aussi vérifier ce fait auprès des archives de la mairie qui conserve bien évidemment une trace du journal local dans lequel mon tableau y figurait… Cela vous parait-il assez pour un entretien initial ? »

Le commissaire bafouille quelques mots tandis que les américains restent sceptiques en me regardant fixement. S’ils pensent me décontenancer c’est manqué… Je les apostrophe à la surprise générale ; l’attaque et souvent la meilleure défense.
« Dans les jours qui viennent, je porterai peut-être plainte contre votre compagnie pour la vaste escroquerie des photos prises par le soi-disant télescope spatial. Puisqu’il n’existe aucun plagiat de ma part, il ne reste que peu d’explications dont une est la contrefaçon des photos. J’entrevois une brèche pour vos détracteurs… Entre autres… »
J’aperçois un petit rictus de surprise, intérieurement je jubile… L’un des américains s’exprime :
- Si ni vous ni nous avons plagié alors ??? »
- Alors il s’agit d’un coïncidence ou j’ai un don de vision »

Ma confiance grimpe de manière exponentielle, il est hors de question que je quitte ce lieu sans avoir eu confirmation de la vérification de mes dires. Je suis dirigée vers une sinistre salle d’attente inconfortable. Il est 20h ; depuis 15h je suis ici et la chaleur est insupportable, Je demande à ouvrir la petite fenêtre ; ouf accepté. Je m’assois face à cet air frais en sortant mon calepin et les yeux rivés vers le ciel, je dessine… A 23h, les américains débarquent dans cette salle avec un sandwich et une boisson. Tks a lot… Ils s’assoient silencieusement près de moi et l’un d’eux lorgne mon calepin ; je souris et je le lui tends ; il semble conquis… il le feuillette et son visage vire au rouge confus…. Ahahah… mon essai de nue... L’atmosphère se détend …

Minuit ! Nous devons encore attendre et par habitude, je glisse ma main dans mon sac afin d’entrouvrir le flacon de parfum et le refermer. L’odeur de rose, de grenade, teintée de miel s’en échappe et se répand dans la salle. Quelques instants plus tard, je ferme les yeux avant de m’endormir….. Je vole à nouveau dans les cieux en m’amusant dans un champ de météorites ; mon jeu est de les éviter ou de m’installer sur l’une d’elles… Le spectacle est grandiose lorsque les étoiles filantes bien plus hautes zèbrent l’obscurité du cosmos ; je ne perds aucun détail.

Je me réveille un peu plus tard et je me rue sur mon calepin à défaut de toile pour dessiner au mieux mes souvenirs… J’ai totalement oublié les Américains et l’endroit dans lequel je me trouve. Je les sens derrière moi. Il me faut un certain temps pour redonner vie à mon rêve puis je lève mon stylo. J’entends la voix au léger accent anglo-saxon me dire que je ne suis pas entièrement fidèle à ma vision puisqu’il manque un ensemble d’étoiles vertes au-dessus de notre météorite. Effectivement, j’ai oublié cette autre source de lumière, je le remercie et complète le dessin… Soudain, je me retourne vivement et mes yeux rencontrent ceux des deux hommes… Nous avons partagé le même rêve, c’est une évidence.

Le plus âgé me tend une enveloppe cachetée, je l’ouvre fébrilement : les dernières photos de Hubble ni répertoriées ni divulguées… Je frisonne sur l’une d’elles : il s’agit de la photo d’une météorite isolée éclairée par la lumière d’une constellation de milliers d’étoiles vertes, et entourée d’un cercle de feutre rouge avec une simple note : ??? Dans son centre, je peux distinguer sans difficulté l’ombre d’une femme et de deux hommes…


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